Histoire de la Fondation Organisation suisse des patients OSP

La Fondation Organisation suisse des patients OSP s’engage depuis 30 ans pour défendre les droits des patients. Elle s’est établie comme leur porte-parole et est désormais considérée en tant que partenaire reconnu et respecté auprès des autres institutions et organismes de santé. Comme le révèle cette rétrospective, il a fallu du temps et beaucoup de travail à l’OSP pour en arriver là.

1981
L’Organisation suisse des patients est créée le 14 mars 1981 sous forme d’association.
La personne de premier plan est Charlotte Häni, dont l’engagement a résulté d’une expérience personnelle: Durant le séjour de son mari dans une clinique privée de Zurich, les époux eurent à souffrir de l’arrogance des médecins, du manque de soins et du non-respect de l’obligation d’information. Cette hospitalisation fut l’élément déclenchant de la création de l’OSP. 
L’association compte 78 membres la première année. Une antenne de conseil est ouverte au mois d’octobre à Zurich et la première Tribune des Patients paraît. 

1984
3185 renseignements téléphoniques sont donnés pour la plupart par des bénévoles.

1986
A la suite d’une intervention médicale illicite, l’OSP dépose une demande d’action en réparation du tort moral auprès de l’Etat, et défend avec succès les droits d’un enfant gravement handicapé suite à une négligence à la naissance.

1987
Les premières consultations juridiques de patients apparaissent. L’OSP prend position sur l’automédication, la vaccination par des vaccins non encore autorisés, les horaires de travail excessifs des médecins hospitaliers, l’information des patients dans les hôpitaux ou les essais illicites de médicaments sur des patients dans un établissement public. L’OSP réussit à faire interdire, au terme de 6 années d’efforts, des additifs alimentaires allergènes. 

1988
La seconde antenne de consultation s’ouvre à Berne.

1989
Pour la première fois dans l’histoire de la révision de la loi sur l’assurance-maladie (LAMal), les patients obtiennent un droit de codécision.

1990
Le 3 mai 1990, l’association devient la Fondation Organisation suisse des patients OSP avec une mission d’utilité publique. Ce changement fut possible grâce au don de 20 000 francs d’une patiente reconnaissante d’avoir obtenu gain de cause.

1992
L’OSP soutient l’élaboration d’une nouvelle loi sur l’assurance-maladie et exprime les principales revendications des patients lors des consultations de la commission du Conseil des Etats.

1993
Le nombre de consultations ayant trait aux caisses-maladie augmente nettement. De plus, les plaintes déposées aux Etats-Unis par des femmes victimes des prothèses mammaires en silicone déclenchent de nombreuses interrogations. Plus de 1000 femmes s’adressent à l’OSP qui crée par la suite un groupe d’entraide. La troisième antenne de consultation s’ouvre à St-Gall.

1995
L’OSP explique sa position sur le suivi pharmaceutique des patients à l’occasion d’une rencontre internationale de spécialistes. En outre, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) l’invitent à participer à la rédaction de publications.

1997
La première antenne de consultation de Suisse romande s’ouvre à Lausanne. Du fait de l’engagement de l’OSP lors de la difficile mise en œuvre de la LAMal, le nom officiel de l’association fut élargi à «Fondation Organisation suisse des patients et des assurés OSP».

1998
L’OSP dépose une pétition pour l’abaissement des primes des caisses-maladie avec le Concordat des assureurs-maladie.

1999
Margrit Kessler prend la présidence du conseil de fondation. Peu de temps après, une procédure pénale est engagée à son encontre pour une prétendue accusation calomnieuse dans une affaire; dix ans seront nécessaires au mouvement de protection des patients pour y mettre un terme.
L’OSP conclut en 1999 un contrat collectif d’assurance de protection juridique avec Coop; il contient une assurance de protection juridique pour les patients membres de l’OSP.

2000
Mots-clés de l’activité de l’OSP pour l’année 2000: révision de la LAMal en tenant compte tout particulièrement du financement des hôpitaux; abrogation de l’obligation de contracter; introduction d’une clause du besoin de 3 ans.

2001
La cinquième antenne de consultation s’ouvre à Olten. Les médias posent de plus en plus souvent des questions sur les thèmes concernant les patients, en particulier sur l’assurance qualité et la culture de l’erreur des médecins.

2004
L’OSP défend plus de 500 patients victimes du Vioxx. Le fonds Charlotte Häni est créé en hommage à la fondatrice de l’OSP. Il finance les risques liés aux procédures juridiques en responsabilité civile des patients qui ne sont pas en mesure de supporter les coûts.

2007
Margrit Kessler est relaxée de tous les chefs d’inculpation (voir 1999) retenus contre elle par le tribunal cantonal de St-Gall. L’OSP est toutefois de nouveau poursuivie dans une affaire annexe. Le litige ne s’achèvera que fin 2008.

2008
Une antenne de consultation ouvre à Genève. Afin de se démarquer des nombreux groupes d’entre-aide dédiés à diverses pathologies et également appelés organisations de patients, l’OSP prend le nouveau nom de «Fondation Organisation suisse des patients OSP ».

2009
Le thème des assurances de responsabilité civile, qui sont de moins en moins disposées à régler à l’amiable des cas simples de responsabilité civile, devient de plus en plus complexe. La «formation des patients» est créée en septembre 2009. La manifestation intitulée «Je veux disposer de moi-même» reçoit un accueil très favorable. 

2010
L’OSP ouvre une antenne de consultation dans le Tessin. Margrit Kessler publie son ouvrage «Demi-dieux en noir et blanc. Retour sur un scandale médical devenu un scandale judiciaire». 

2011
Margrit Kessler, présidente de l’OSP, est élue au Conseil National. Ainsi, les droit des patients sont directement représentés à Berne.

aujourd’hui
Dans ses antennes réparties sur l’ensemble du territoire, l’OSP assure des consultations spécialisées sur toutes les questions médicales et juridiques. Elle rend systématiquement public tout thème d’actualité relatif à la protection des patients. L’OSP use de son droit de parole pour les questions de politique de la santé et se bat afin que des solutions favorables au patient figurent dans les lois, les décrets et les ordonnances. Elle dialogue de manière constructive avec les prestataires, les assureurs et les acteurs politiques. Elle s’engage en faveur d’une médecine à la fois orientée sur le patient, utile et économique.